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concerts de l'OSIUP et présentation du programme

 

derniers S  CONCERTS

Jeudi 7  juin 2018 – 19h30
UPMC, amphi 25, 4 place Jussieu, 70005

Vendredi 22 juin 2018–  21h
Eglise Notre-Dame du Liban, 17 Rue d’Ulm, 75005 Paris

Dimanche 24 juin 2018 – 15h30
Eglise du Saint-Esprit, 186 Avenue Daumesnil, 75012 Paris

Au programme :

Sergueï Rachmaninov
Danses Symphoniques, op. 45

Emmanuel Chabrier 
España

John William
Adventures on Earth « E.T. »

Charly Mandon
Danse du foie de Prométhée

présentation des oeuvres

 

Jean Marie Joseph Magrou : Prométhée

Sergueï Rachmaninov
Danses Symphoniques, op. 45

Les Danses symphoniques op. 45 ont été composées par Sergueï Rachmaninov en 1940. Dédiées au chef d'orchestre Eugene Ormandy et à l'orchestre de Philadelphie, il existe également une version pour deux pianos op. 45b. Rachmaninov écrivit en bas de la partition : « I Thank Thee, Lord » (Je rends grâce à Dieu).

Analyse musicale

-Non allegro

L’introduction comporte le motif court de trois notes qui va devenir le thème principal de ce mouvement. Le deuxième motif sec et rythmé inspire l’inquiétude renforcée par les coups de timbales et par la comparaison brusque des deux tonalités : la bémol majeur et la mineur.

 

Le thème principal a l’esprit d’une marche grotesque et dramatique. Par contraste avec le précédent, la partie centrale (en do dièse mineur) est d’un caractère calme et nostalgique. Le hautbois et la clarinette avec ses motifs ornementés donnent du relief au chant russe mélancolique exposé par un saxophone alto puis par les violons. Cette partie est suivie par le retour des deux motifs d’introduction dont le conflit mène au point culminant du mouvement et à la reprise.

 

La pacification se passe dans la coda sereine et calme[pas clair]. Rachmaninov y introduit le motif proche à sa Première symphonie qui est accompagné par le carillon imité ici par le piano, la harpe et le glockenspiel.

 

-Andante. Tempo di Valse

Rachmaninov se tourne ici vers la valse pour créer l’esprit élégiaque[pas clair]. L’introduction y oppose les sons sinistres des cuivres avec sourdines. Ce motif est repris plus tard dans ce même mouvement.

 

Le thème de la valse est élevé graduellement : exposé pour la première fois par le cor anglais, il sonne discrètement puis se développe et devient agité. La partie centrale fait écho à la Valse de Maurice Ravel. La reprise donne le développement encore plus fort et la coda rompt la structure rythmique de la valse, terminant le mouvement d’esprit dramatique.

 

-Lento assai ― Allegro vivace ― Lento assai. Come prima ― Allegro vivace.

Ce mouvement a pour base le motif Dies iræ qui est opposé au Béni es6tu Seigneur tiré des Vêpres. L’apothéose finale de ce dernier thème est interrompu par le coup de tam-tam.

 

Instrumentation

Piccolo, 2 flûtes, 2 hautbois, cor anglais, 2 clarinettes en la et si, clarinette basse en si, saxophone alto en mi (premier mouvement seulement), 2 bassons, contrebasson

4 cors en fa, 3 trompettes en do, 3 trombones, tuba

Timbales, triangle, tambour de basque, caisse claire, grosse caisse, tam-tam

Xylophone (troisième mouvement seulement), glockenspiel, carillon tubulaire (troisième mouvement seulement), harpe, piano

Premiers violons, seconds violons, altos, violoncelles, contrebasses

 

Emmanuel Chabrier

España

 

Emmanuel Chabrier (1841-1894) fait partie de ces compositeurs tombés sous le charme des mille richesses musicales dont regorge l’Espagne, notamment pour ce qui est des danses traditionnelles. C’est lors d’un voyage qu’il fit avec sa famille en 1882 qu’il découvrit le Jota, danse populaire de Valence, dont l’origine remonte au XIIe siècle et qui se pratique à l’occasion des fêtes de la Saint-Jean. Heureuse et féconde découverte, puisqu’elle conduisit Chabrier à coucher tout son enthousiasme pour la culture hispanique sur sa plus célèbre partition, la rhapsodie España.

 

España est certes une rhapsodie, qui ne suit pas une forme musicale classique, mais n’allez pas croire qu’on peine à s’y retrouver en l’écoutant ! Une introduction rappelant des notes grattées à la guitare précède un premier thème dont le caractère euphorique est implémenté par le battement incessant des percussions aux accents ibériques. Un second thème introduit furtivement par les cuivres s’épanouit grâce aux violons. Enfin, un tiers thème, particulièrement lyrique, se concatène harmonieusement à l’ensemble qui reprend dans la suite ces trois joyeux bouts en faisant se répondre les instruments. Notez l’importance du trombone qui permet à l’orchestre de rebondir majestueusement, d’atteindre l’acmé d’un morceau baigné dans la joie et dans la bonne humeur – pour Chabrier, il s’agissait de voir tout le monde s’embrasser chaque fois que ce morceau finit !

 

España fit la gloire de Chabrier et l’inscrivit dans la postérité : Manuel de Falla et Gustav Mahler encensèrent celui-ci et des compositeurs modernes tels Debussy et Ravel le citent parmi leurs références en matière de musique « hispanisante ».

 

John William
Adventures on Earth « E.T. »

 

John Williams est un compositeur, chef d'orchestre et pianiste américain né le 8 février 1932 à New York.

 

Il est principalement connu pour ses musiques de films. On lui doit le renouveau des bandes originales symphoniques avec ce qui reste son œuvre la plus célèbre : la musique de la saga Star Wars. Compositeur attitré de Steven Spielberg et de George Lucas, Williams a composé au cours d'une carrière qui s'étend sur près de soixante ans, un grand nombre des plus célèbres musiques de films de l'histoire d'Hollywood, notamment Les Dents de la mer, les sagas Star Wars et Indiana Jones, Superman, E.T. l'extra-terrestre, Jurassic Park et les trois premiers films de la saga Harry Potter. Il a également composé la musique de quatre Jeux olympiques, NBC Nightly News, la cérémonie d'investiture du président Barack Obama, et de nombreuses séries télévisées.

 

Williams a remporté cinq fois l'Oscar de la meilleure musique, mais aussi 4 Golden Globes, 7 BAFTA Awards et 21 prix Grammy. Avec 51 nominations aux Oscars, Williams est la deuxième personne la plus nommée après Walt Disney. Il a été intronisé au Hollywood Bowl Hall of Fame en 2000 et a été récipiendaire du Kennedy Center Honors en 2004.

 

Williams a composé également de nombreuses œuvres « classiques » à la demande des plus grands orchestres : un Concerto pour cor pour Dale Clevenger et le Chicago Symphony Orchestra, un Concerto pour violoncelle pour Yo-Yo Ma et le Boston Symphony Orchestra, un Concerto pour basson pour les 150 ans du New York Philharmonic, etc. Il a lui-même été le principal chef d'orchestre du Boston Pops Orchestran 1 de 1980 à 1993.

 

Charly Mandon
Danse du foie de Prométhée

 

Prométhée, sauveur de l'humanité

Prométhée et son frère Épiméthée étaient chargés par les dieux de distribuer aux hommes et aux animaux les dons nécessaires pour survivre. Épiméthée demanda à son frère de le laisser assumer cette tâche seul, et Prométhée accepta : il donna aux animaux force, courage, agilité et rapidité. Mais lorsque fut arrivé le tour des hommes, il remarqua qu'il ne lui restait plus rien. Prométhée, venu inspecter le travail de son frère, voit l'homme nu, sans armes, sans chaussures, sans couverture : il décide donc de lui offrir un brin du char du Soleil, – le feu – qu'il rapporte sur Terre dans un bâton creux. Grâce à cela, les hommes purent apprendre les techniques et fabriquer les outils nécessaires à leur survie : ils apprirent la civilisation.

 

Pour avoir donné le feu aux hommes, Prométhée était vénéré par les artisans potiers du quartier athénien du Céramique, qui l'avaient adopté comme leur patron.

 

La punition de Prométhée

 

 

Pour punir Prométhée, Zeus le fit attacher, nu, sur le mont Caucase, pour que chaque jour un aigle vienne lui dévorer le foie, qui repousse sans cesse. Ce supplice dure sans espoir de délivrance, jusqu'au jour où Héraclès tue l'aigle de l'une de ses flèches et libère le condamné. Toutefois, pour ne pas aller contre le serment de Zeus qui avait juré que le Titan resterait à jamais attaché à ce mont, il lui fit porter toute sa vie une bague provenant de ses chaînes, accolés à un morceau de pierre du Caucase. Pour le remercier, Prométhée indiqua à Héraclès le moyen de cueillir des pommes d'or au jardin des Hespérides (l'un des douze travaux d'Héraclès).